Sarkozy : habile et vide !
24 juin 2009 | En France
“un cérémonial douteux et coûteux, voire à une mascarade. Il n’y avait, en effet, pas tromperie sur la marchandise. Il s’agissait, pour une somme supérieure à 400 000 euros – plus élevée qu’à l’ordinaire, Gérard Larcher, pour une fois maladroit, l’a avoué – d’une pure opération de communication pour Nicolas Sarkozy, venu escorté de son équipe rapprochée – son épouse, d’abord, Claude Guéant, Henri Guaino, auteur énamouré et fier comme Artaban de son discours. Le Président de la République avait, à Versailles, une triple ambition : humaniser et présidentialiser son personnage, apparaître comme le dirigeant éclairé de l’après-crise, esquisser une vision, à l’image du « discours sur l’Etat de l’Union » des présidents américains. A-t-il réussi son pari ? Je dirais, pour ma part, qu’il a été à la fois habile et vide.” Pierre Moscovici sur l’intervention du chef de l’Etat devant le Parlement réuni en Congrès.
